La progression par doublement, posée comme une suite arithmétique
Une progression par doublement consiste à multiplier la mise par deux après chaque perte. La mise de l'étape suivante est calculée pour couvrir les pertes déjà accumulées. Elle vise aussi à dégager un gain net fixé à l'avance.
Cette mécanique se lit comme une suite arithmétique où chaque terme dépend du précédent. À une cote de 2,00, la mise de l'étape n correspond à la somme des mises perdues, plus la mise de départ. Le calcul ne contient aucune donnée d'opérateur.
La suite se déroule sans considération de la probabilité que le pari passe. Elle décrit uniquement l'engagement en dirhams à chaque étape. La rédaction a calculé les valeurs sur une banque de référence de 1 000 MAD.
Ce que le calcul ne dit pas : la probabilité qu'une série de pertes s'arrête à une étape donnée. La progression fixe les montants, elle ne modifie pas la cote ni l'issue du pari.
La mise de l'étape n se calcule en multipliant la mise initiale par deux puissance n moins un. À la quatrième étape, la mise vaut 10 MAD multipliés par huit, soit 80 MAD. À la dixième étape, la mise vaut 10 MAD multipliés par 512, soit 5 120 MAD. La somme engagée suit une autre suite, où chaque terme ajoute la mise de l'étape au total précédent.
La matière publiée sur le site indique qu'une mise fixe de 1 % de la banque supporte cent pertes avant de la vider. Une mise fixe de 10 % supporte dix pertes. La progression par doublement atteint un engagement cumulé de 10 230 MAD en dix étapes, soit plus de dix fois la banque de référence. Le calcul ne couvre pas la probabilité qu'une série de dix pertes survienne.
La suite complète depuis 10 MAD à cote 2,00
Le tableau déroule dix étapes à partir d'une mise initiale de 10 MAD. La somme engagée cumule toutes les mises depuis la première. Le gain net est calculé si le pari passe à l'étape considérée.
Dès la quatrième étape, la mise atteint 80 MAD alors que la somme engagée s'élève à 150 MAD. L'écart entre la mise de l'étape et l'engagement total se creuse à chaque perte. La lecture du tableau rend cet écart visible.
À la dixième étape, la mise nécessaire est de 5 120 MAD. La somme engagée depuis le début atteint 10 230 MAD. Le gain net reste fixé à 10 MAD si le pari passe.
Ce que le calcul ne dit pas : la disponibilité réelle de la banque à chaque étape. Le tableau expose l'arithmétique, pas la décision de poursuivre ou d'arrêter.
La banque de référence de 1 000 MAD ne couvre pas la dixième étape. Une mise de 5 120 MAD exige d'avoir déjà engagé 5 110 MAD sur les neuf étapes précédentes. Le total cumulé de 10 230 MAD dépasse donc la banque initiale avant même que le pari ne soit placé. La progression quitte le cadre d'une banque de 1 000 MAD dès la septième étape, où l'engagement cumulé atteint 1 270 MAD.
Le tableau retient une cote fixe de 2,00 pour isoler l'effet de la mise. Une cote réelle varie d'un pari à l'autre et d'un opérateur à l'autre. La matière disponible ne fournit aucune cote relevée sur un événement précis à une date donnée. Le calcul ne couvre donc pas l'écart entre la cote théorique et la cote affichée au moment de valider le pari.
| Étape | Mise (MAD) | Somme engagée (MAD) | Gain net si elle passe (MAD) |
|---|---|---|---|
| 1 | 10 | 10 | 10 |
| 2 | 20 | 30 | 10 |
| 3 | 40 | 70 | 10 |
| 4 | 80 | 150 | 10 |
| 5 | 160 | 310 | 10 |
| 6 | 320 | 630 | 10 |
| 7 | 640 | 1 270 | 10 |
| 8 | 1 280 | 2 550 | 10 |
| 9 | 2 560 | 5 110 | 10 |
| 10 | 5 120 | 10 230 | 10 |
Lignes calculées par la rédaction sur une banque de départ de 1 000 MAD, à une cote de 2,00. Aucune donnée d'opérateur n'est utilisée.
Le gain net reste égal à la mise de départ
Le gain net ne dépend pas de la longueur de la série. À chaque étape, la mise est calculée pour rembourser les pertes précédentes et laisser un solde de 10 MAD. Ce montant correspond à la mise de départ.
À la deuxième étape, une mise de 20 MAD couvre la perte de 10 MAD et laisse 10 MAD de gain net. À la septième étape, une mise de 640 MAD couvre 630 MAD de pertes et laisse le même gain net. La structure reste identique.
La progression ne fait donc pas croître le gain. Elle fait croître la somme engagée pour conserver un gain net constant. Le tableau le montre : le gain net reste à 10 MAD de la première à la dixième étape.
Ce que le calcul ne dit pas : le rendement de la somme engagée. Engager 10 230 MAD pour un gain net de 10 MAD représente un rendement inférieur à 0,1 % sur la série complète.
Le gain net se calcule en soustrayant la somme engagée du gain brut de l'étape gagnante. À la huitième étape, le gain brut d'une mise de 1 280 MAD à cote 2,00 vaut 2 560 MAD. La somme engagée cumulée atteint 2 550 MAD. La différence donne 10 MAD, soit exactement la mise de départ. Cette égalité se vérifie à chaque étape du tableau.
Le rendement de la série complète se mesure en rapportant le gain net à la somme engagée. À la dixième étape, 10 MAD de gain net pour 10 230 MAD engagés donnent un rendement inférieur à 0,1 %. La matière disponible ne fournit aucun rendement calculé sur une série réellement jouée. Le calcul ne dit pas si un tel rendement justifie la somme immobilisée.
La somme engagée, opposée à la série perdante
La somme engagée n'est pas la mise de l'étape, mais l'addition de toutes les mises déjà perdues et de la mise à venir. À la cinquième étape, la mise affichée est de 160 MAD, mais la somme réellement engagée atteint 310 MAD. Le tableau publicitaire s'arrête souvent sur la mise, pas sur l'engagement total.
Une série perdante de cinq coups suppose donc d'avoir déjà immobilisé 150 MAD avant de poser la cinquième mise. Cette somme ne revient qu'à la condition que la cote de 2,00 passe à cette étape précise. Le calcul ne contient aucune probabilité, seulement l'arithmétique de la perte accumulée.
La moyenne des mises sur les cinq premières étapes est de 62 MAD, alors que la série perdante exige déjà 310 MAD d'engagement. L'écart entre la mise moyenne et l'engagement total grandit à chaque rang. C'est cet écart que les trois premiers termes de la suite ne montrent pas.
Ce que le calcul ne dit pas : la durée réelle d'une telle série perdante, ni la fréquence à laquelle elle se produit sur un marché donné.
| Étape | Mise de l'étape | Somme engagée | Pertes consécutives supposées |
|---|---|---|---|
| 1 | 10 MAD | 10 MAD | 0 |
| 3 | 40 MAD | 70 MAD | 2 |
| 5 | 160 MAD | 310 MAD | 4 |
| 7 | 640 MAD | 1 270 MAD | 6 |
| 9 | 2 560 MAD | 5 110 MAD | 8 |
Lignes extraites de la suite arithmétique calculée par la rédaction sur une mise de départ de 10 MAD à cote 2,00.
Le premier mur : la banque de départ
Une banque de référence de 1 000 MAD ne couvre pas la dixième étape de la suite. À ce rang, la mise seule atteint 5 120 MAD, soit plus de cinq fois la banque entière. La somme engagée cumulée, elle, atteint 10 230 MAD.
La progression s'arrête donc avant la dixième étape, non par prudence, mais par épuisement arithmétique de la banque. La huitième étape exige déjà une mise de 1 280 MAD, supérieure à la banque de départ. La neuvième étape porte l'engagement total à 5 110 MAD.
La part de banque que représente chaque mise change de nature au fil de la suite. Une mise de 10 MAD représente 1 % de la banque de départ ; la mise de 640 MAD à la septième étape en représente 64 %. Le doublement ne conserve pas la proportion, il la fait exploser.
Ce que le calcul ne dit pas : la banque réelle d'un joueur, qui peut être supérieure ou inférieure à la référence de 1 000 MAD posée ici.
Le second mur : le plafond de mise
Le plafond de mise est une limite extérieure, fixée par l'opérateur ou par la réglementation, qui peut arrêter la progression avant la banque. Une suite qui exige 5 120 MAD à la dixième étape ne peut pas se dérouler si le plafond autorisé est inférieur à ce montant.
La page limites publiées et celles qui ne le sont pas documente ce que les sources rendent réellement public en matière de plafonds. Le plafond n'est pas une donnée uniforme : il dépend du support de pari, du marché et de l'opérateur. La progression ne le contourne pas, elle s'y heurte.
Le doublement de mise suppose donc deux conditions simultanées : une banque assez profonde et un plafond assez haut. La première condition relève du joueur, la seconde ne lui appartient pas. C'est cette seconde condition que les tableaux de progression omettent le plus souvent.
Ce que le calcul ne dit pas : le plafond exact appliqué à un pari donné, qui n'est pas publié de manière uniforme dans les sources consultées.
La mise fixe, posée en comparaison
La progression par doublement modifie la mise à chaque perte. Une mise fixe conserve le même montant, quel que soit le résultat précédent. Cette différence d'exposition se mesure en dirhams et en nombre de pertes supportables.
Avec une banque de départ de 1 000 MAD, une mise fixe de 1 % engage 10 MAD par pari. Après dix pertes consécutives, la banque affiche 900 MAD. La perte cumulée reste lisible et la série ne contraint pas à augmenter la mise.
La part de banque change la profondeur de la série perdante. À 5 %, la mise est de 50 MAD et vingt pertes vident la banque. À 10 %, dix pertes suffisent. Le tableau ci-dessous fixe ces seuils.
La progression par doublement atteint 10 230 MAD engagés à la dixième étape. La mise fixe, même à 10 % de la banque, n'engage que 1 000 MAD sur dix pertes. Ce que le calcul ne dit pas, c'est la durée réelle d'une série perdante.
| Part de banque | Mise | Pertes avant banque vide | Banque après 10 pertes |
|---|---|---|---|
| 1 % | 10 MAD | 100 | 900 MAD |
| 2 % | 20 MAD | 50 | 800 MAD |
| 5 % | 50 MAD | 20 | 500 MAD |
| 10 % | 100 MAD | 10 | 0 MAD |
Lignes calculées par la rédaction sur une banque de départ de 1 000 MAD, sans donnée d'opérateur.
Ce que la cote 2,00 change au calcul
La cote 2,00 fixe le gain net à une mise de départ. À chaque étape, la mise couvre les pertes précédentes et ajoute exactement 10 MAD de gain net. Cette égalité ne tient que pour une cote de 2,00.
Avec une cote inférieure, le gain net devient inférieur à la mise de départ. La progression doit alors dépasser le simple doublement pour compenser les pertes. L'arithmétique change à chaque étape.
Avec une cote supérieure, le gain net dépasse 10 MAD, mais la mise nécessaire augmente aussi. La cote ne modifie pas la somme engagée à l'étape n, elle modifie le rendement de cette mise.
Le calcul présenté ici repose sur une cote fixe de 2,00. Une cote variable oblige à recalculer chaque mise, et la suite ne se résume plus à un doublement. Ce que le calcul ne dit pas, c'est la cote réellement disponible au moment du pari.
La cote 2,00 fixe le rapport entre la mise et le gain brut. Une mise de 20 MAD à cote 2,00 rapporte 40 MAD bruts, dont 20 MAD de mise initiale. Le gain net s'établit à 20 MAD moins la perte de 10 MAD de l'étape précédente, soit 10 MAD. La cote détermine ce rapport à chaque étape, mais elle n'agit pas sur la somme déjà engagée.
La matière disponible ne contient aucune cote relevée sur un événement sportif précis. Aucun opérateur marocain ni international n'est cité avec une cote affichée à une date donnée. Le calcul repose donc sur une cote constante de 2,00, posée comme hypothèse de travail. La cote réelle peut être inférieure ou supérieure, ce qui modifie le gain net sans modifier la mise.
L'erreur qui consiste à lire la mise sans la somme engagée
La mise de la dixième étape est de 5 120 MAD. Ce montant seul ne dit pas le coût réel de la progression. La somme engagée depuis la première étape atteint 10 230 MAD.
Lire la mise sans la somme engagée conduit à sous-estimer l'exposition. À la cinquième étape, la mise est de 160 MAD, mais l'engagement cumulé est de 310 MAD. La différence est la perte déjà subie.
Cette confusion est l'une des erreurs de mise coûtent que le calcul permet de chiffrer. La mise est un coût d'entrée, la somme engagée est le coût total de la série.
Un pari perdu à la dixième étape ne fait pas perdre 5 120 MAD. Il fait perdre 10 230 MAD, car les neuf mises précédentes sont déjà sorties de la banque. Ce que le calcul ne dit pas, c'est la probabilité d'atteindre cette étape.
La part de banque engagée change de nature au fil des étapes. À la première étape, la mise de 10 MAD représente 1 % d'une banque de 1 000 MAD. À la cinquième étape, la mise de 160 MAD représente 16 % de cette même banque. À la huitième étape, la mise de 1 280 MAD dépasse la banque de référence à elle seule. Le tableau de mise fixe publié sur le site indique qu'une part de 10 % de la banque supporte dix pertes avant de la vider.
La somme engagée cumule des mises déjà perdues, pas des mises encore disponibles. À la sixième étape, les 630 MAD engagés sont sortis de la banque, quelle que soit l'issue du pari suivant. La matière disponible ne fournit aucune série de pertes réellement observée sur des paris à cote 2,00. Le calcul ne dit donc pas à quelle fréquence une telle série se produit.
Ce que le calcul ne dit pas
L'arithmétique du doublement établit une suite de mises et une somme engagée totale. Elle ne fournit aucune indication sur la probabilité qu'une série de dix échecs se réalise. La cote de 2,00 est un prix affiché, pas une fréquence observée sur un nombre défini de paris.
Le tableau montre qu'à la dixième étape, la somme engagée atteint 10 230 MAD pour un gain net de 10 MAD. Ce rapport entre l'engagement et le gain net est un fait comptable. Il ne dit pas si le joueur dispose de cette somme au moment où la dixième mise devient nécessaire.
Le comportement du joueur échappe aussi à ce calcul. La progression suppose que chaque perte soit suivie d'une mise doublée sans hésitation. La décision d'arrêter, de réduire la mise ou de changer de sélection n'apparaît dans aucune ligne du tableau.
Le calcul ne couvre pas non plus la retenue fiscale éventuelle ni les conditions propres à chaque opérateur. La page sur les erreurs de mise montre ce que coûte un calcul fait avant cette retenue. L'arithmétique reste un outil de lecture, pas une prédiction du résultat.
Questions fréquentes
Comment fonctionne une progression par doublement ?
Chaque mise est le double de la précédente. À cote 2,00, la mise de l'étape n couvre les pertes des étapes précédentes et rend un gain net égal à la mise de départ. La dixième étape demande une mise de 5 120 MAD pour un gain net de 10 MAD.
Combien d'étapes une banque de 1 000 MAD permet-elle ?
La suite depuis 10 MAD demande 1 270 MAD à la septième étape et 2 550 MAD à la huitième. Une banque de 1 000 MAD ne permet donc pas d'atteindre la huitième étape. Elle s'arrête avant, au moment où la somme engagée dépasse la banque disponible.
Le gain augmente-t-il avec la longueur de la série ?
Non. Le gain net reste égal à 10 MAD à chaque étape, de la première à la dixième. Ce qui augmente, c'est la mise et la somme totale engagée, pas le gain net.
Le plafond de mise d'une plateforme peut-il arrêter la progression ?
Oui. Le plafond de mise est une limite extérieure qui peut empêcher de placer la mise requise à une étape donnée. La page /limites-et-pauses/ documente les plafonds publiés et ceux qui ne le sont pas.
Existe-t-il une progression qui supprime le risque ?
Non. Aucune progression ne supprime le risque de série perdante. Le calcul montre seulement la somme engagée, il ne dit pas la probabilité que la série se prolonge.
Comment nous vérifions les chiffres
- Calcul de la rédaction sur banque de référence de 1 000 MAD — Arithmétique des mises : suite par doublement depuis 10 MAD à cote 2,00, dix étapes avec mise, somme engagée et gain net.
- MDJS — Jouez responsable — Annuaire de centres d'addictologie dans 15 villes et limites de dépôt ou auto-exclusion de 15, 30, 60 ou 90 jours.
- Megapari — Responsible Gambling — Limites de dépôt et de perte, limites de durée de session et gel du compte pour 1, 6 ou 12 mois, à demander au service client.
- Megapari — official brand guide, Morocco page — Gain maximum de 500 000 MAD par coupon sportif ; la limite de mise n'est pas publiée sur la page.